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Don't play with fire

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Kathleen O'Ryan
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MessageSujet: Don't play with fire Sam 23 Mar - 14:44

    En ouvrant la porte de la maison, le soleil m’éblouit. Comment ce faisait-il qu’à cet instant j’avais l’impression de ne pas avoir vu ce fichu soleil depuis des lustres ? Peut-être car je n’étais pas sortie depuis longtemps ou bien car enfin le printemps revenait sonner à nos portes.
    Il devait être environ 15h, dehors diverses personnes progressaient dans la rue ayant soit un but ou voulant juste profiter des beaux jours qui reviennent. Mais tous, j’ai bien dis tous était heureux d’être là. C’était du moins l’impression qu’ils me faisaient tous heureux de pouvoir jouir de la vie et de leurs arts sans se soucier un instant des encombrements de la vie courante, de la vie en dehors du village.
    Une partie de moi savait très bien ce qu’ils ressentaient et aimait cette sensation, une autre partie de moi était amusée et avait un peu pitié d’eux.
    Pourtant certain d’entre eux avaient vécu des choses terribles et venaient se réfugier dans ce coin calme d’Irlande. Dire que moi j’avais fuis ce calme pour finalement y replonger. Je ne savais encore pour combien de temps j’y resterais mais pour l’instant mon frère ne comptait pas me laisser partir et je lui en étais parfois reconnaissante !
    J’enfonçais mes écouteurs dans les oreilles appuyaient sur « Play » et mis le pied dehors pour la première fois cette semaine. Qu’est ce qui m’a poussé à sortir je ne sais pas, peut-être l’envie de liberté, bien que je n’étais pas sûre de la trouvé dans le village.

    Mes pas me menèrent machinalement vers le nouveau complexe sportif, ce grand bâtiment récent un peu à l’extérieur du village. Manque de place apparemment !

    Toujours est-il que je me trouvais devant la porte du gymnase. Je n’avais pas envie d’y aller ! Tout me rappelais le cirque, tout me rappelais mon connard de père, tout me rappelais ma descente aux enfers.
    J’entrais cependant peut-être par curiosité ou par sadisme envers moi-même.
    L’odeur un peu acre de sueur mélangé à celle de la magnésie me troua les narines tel un souvenir trop fort qu’on ne veut pas surtout pas faire remonter à la surface.
    Je pris sur moi et continuait ma progression. Un groupe de jeunes danseuses en justaucorps roses me croisèrent en chuchotant. Je les ignorais malgré mon envie de leur faire un signe vulgaire qui les aurait fait taire.
    Je croisais sur mon chemin plusieurs inconnus surement des nouveaux venus que je n’avais jamais rencontrés. Quelques années auparavant cela ne me serait jamais arrivé, je connaissais tout le monde et tout le monde me connaissait.
    Mes écouteurs diffusaient alors les Stones quand la porte de la salle de cirque s’ouvrit. Je fis rapidement volteface pour ne pas croiser du regard une personne connue. Les larmes inondèrent mes yeux émeraude en reconnaissant la bande musicale sur laquelle j’avais tout appris.

    Je n’aurais jamais dû remettre les pieds ici ! Je partais en courant presque pour m’éloigner le plus possible de cet endroit.
    Une porte s’ouvrit, une fille en sorti et je m’engouffrais alors dedans pour échapper à la musique maudite. Une fois à l’intérieur je reconnu les miroirs de danse. Je pris appuie sur un mur, mes jambes ne pouvant plus me porter et je me laissais tomber les genoux contre ma poitrine. Mais qu’est-ce que je fais là ?
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Joris Langdon
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MessageSujet: Re: Don't play with fire Dim 31 Mar - 19:17

Cela faisait plusieurs jours que Joris n’était pas sorti de chez lui et malgré ce que le commun des mortels aurait pu penser, ce n’était pas dû au mauvais temps qui semblait avoir planté la tente au-dessus de la communauté. Certes, il faisait moche et ça aurait pu décourager n’importe qui, mais ce n’était pas ce qui l’arrêtait lui. En Angleterre, il ne faisait beau que deux ou trois jours par an et pourtant, tous les jours, sans manquer à la règle, quand il sortait de cours, il se rendait à la salle de danse de la ville. La plupart du temps, Alexandre l’y accompagnait, soit pour répéter un spectacle et du coup, s’occuper de la lumière, soit juste pour l’embêter et lui dire qu’il dansait comme une vieille sans canne.
En réalité, ce qui l’avait cloué au lit -ou plutôt, au canapé- pendant toute une semaine était la foulure qu’il s’était fait à la cheville, le week-end passé. Il était allé, comme à son habitude, sur ce parquet si cher à son cœur et avait commencé à s’échauffer. Ce jour-là, il avait été tenté par un morceau de musique qui s’harmonisait à la perfection -ou presque- avec la danse classique. Au départ, tout c’était bien passé. Les barres aux murs lui avaient servi pour s’étirer tous les muscles des jambes, du dos, des bras mais dans son échauffement, il avait omis de bouger ses articulations. Erreur fatale. Le premier lever de jambe l’avait laissé sur sa faim, alors il avait poussé son corps plus loin. Trop loin. Et sa cheville avait craqué. Rien de grave, heureusement, mais disons que l’expérience lui avait prescrit le repos pour quelques temps.

Bref. Maintenant que tout était rentré dans l’ordre, il fallait absolument que le danseur aille assouvir cette envie qui lui rongeait les tripes depuis le début de sa convalescence : il fallait qu’il bouge. Motivé, il sortit de chez lui. Comme pour accompagner cette merveilleuse nouvelle -sa guérison-, un rayon de soleil perça les nuages si bien qu’après tout juste un pas sur les pavés de la rue, Joris ne put retenir un éternuement. Oui, c’était quelque chose d’étrange, mais quand Jo’ sortait d’une pièce et qu’il y avait trop de soleil, il éternuait. « C’est débile comme reflexe ! » lui avait souvent dit Alexandre. « Parce que tu crois que j’le fais exprès Pauvre Naze ?! » lui répondait alors Joris. Le nombre de fois où ils s’étaient disputés tous les deux, à ce sujet ou un autre, devaient se compter sur les doigts de quatorze mille mains. Il ne se passait pas un jour sans que l’un critique l’autre, que l’autre réponde à la critique de l’un et que, inévitablement, l’un et l’autre en viennent à se taper dessus. Ce n’était pas non plus un match de catch -quoique vu la crédibilité des catcheurs...- mais quand même, ils arrivaient à se faire quelques bleus. C’était comme ce jour où il ne restait plus qu’un bonbon et que, comme si c’était normal, Alexandre l’avait pris. Joris s’était senti trahi comme jamais et une nouvelle rixe avait éclatée. « Non, mais tu te crois où là ?! Pourquoi tu prends le dernier bonbon ?! » lui avait sorti le brun. « T’occupe, ça va t’faire grossir, M’sieur Je Me Tortille Sur Les Pistes ! ». A ce moment-là, M’sieur Je Me Tortille Sur Les Pistes avait eu l’idée de lui mettre son poing en travers de la mâchoire et l’avait aussitôt mise en application.

Un soupire s’échappa d’entre ses lèvres quand Joris se rendit compte qu’il venait d’arriver au gymnase. Cela ne faisait qu’un an qu’il était arrivé en Irlande et pourtant, l’époque où il se prenait la tête avec son meilleur ami lui semblait être à des années-lumière.
Mais ça ne servait à rien de s’apitoyer sur son sort. Surtout qu’il était plutôt bien là où il était. Il pouvait pratiquer son art sans que quiconque vienne le déranger ou lui dire que ça ne servait à rien, qu’il n’arriverait pas à nourrir une famille avec la danse. De toute façon, il ne voulait pas de famille. Qui prendrait au sérieux un mec aussi décontract et avec autant de dreads sur la tête que Joris ? Personne. Ou alors, il faudrait lui expliquer comment, parce que même lui ne se prendrait pas au sérieux dans le rôle de père.
Alors qu’il débattait encore intérieurement sur l’idée d’être ou non le paternel d’un gosse, il arriva devant la porte de la salle de danse. C’était ici même qu’il s’était blessé et rien qu’à penser que l’incident pourrait se répéter, un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale. En posant les pieds que le parquet, il se dit qu’il ferait attention aujourd’hui, et puis les jours d’après, et puis ceux d’encore après.

« Tiens. »

Ses yeux venaient de se poser sur la silhouette recroquevillée au milieu de la pièce. Jo’ la reconnaissait. C’était la fille de la femme qui dirigeait le village.
*Kath-je-sais-pas-quoi O'Ryan, non ?* pensa-t-il.
Un instant -ou même deux-, il resta interdit, sur le pas de la porte, à la regarder. Pourquoi donc restait-elle prostrée alors qu’elle aurait cent six mille choses à faire dans une salle pareille ? Rien qu’avec tous les CDs qu’il y avait, elle aurait eu de quoi s’occupait pendant des heures et des heures au lieu de rester là à rien faire, dans un silence plutôt pesant.

« Tu fais quoi ici ? Ça va ? »

Un sourcil haussé, il sortit ses mains des poches et s’approcha. Là, il s’accroupit aux côtés de la brune, arrangeant son sarouel pour ne pas s’embroncher quand il se relèverait, et pencha la tête sur le cotés pour tenter d’apercevoir son visage. La question qu’il avait posée était le genre de questions qui ne fallait pas poser aux personnes qui, vraisemblablement, n’allaient pas bien. C’était comme demander à un tétraplégique s’il participait au cross du lycée le week-end prochain. La réponse sautait d’elle-même aux yeux. Mais Joris n’était pas vraiment l’incarnation du tact et il avait posé la question à ne pas poser. Tant pis.


Dernière édition par Joris Langdon le Ven 28 Juin - 21:55, édité 2 fois
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Kathleen O'Ryan
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MessageSujet: Re: Don't play with fire Dim 14 Avr - 17:44

    Alors que j’étais recroquevillée sur moi-même, complètement introvertie. Je senti une présence à mes côtés. Je ne voulais pas qu’il me voit. Si j’étais ici dans cet état lamentable, c’était pour être seule. Mais surement que vouloir être seule dans une des salles les plus fréquentée du complexe c’était une mauvaise idée. Avec un peu de chance il ne s’occuperait pas de moi, me laisserait en paix et irait faire ses entrechats.
    Malheureusement la chance ne fut pas avec moi. C’est du moins ce que sur l’instant je pensais très fort. Maudissant en mon fort intérieur cette foutue chance quand il s’approcha et lança un « Tiens. »
    Il me restait une micro chance, toute petite, peti…

    Trop tard …


    « Tu fais quoi ici ? Ça va ? »

    C’est quoi c’te question débile ? Non ça ne va pas ! Sans que je me sois relevée pour le regarder je sentais qu’il s’était accroupi à côté de moi. Au son de sa voix ça devait être un garçon de mon âge environ, je crois qu’il est anglais à entendre son accent.
    Bon si je veux qu’il me lâche il faut que je relève la tête que je souris et que je lui dise que tout va bien, comment je pourrai sourire ? Le cirque est là partout ça transpire l’art, je sens la présence de tout ce que j’ai fuis depuis ces dernières années. Cependant je sais mentir. Je plaquais donc sur mon visage un air neutre, pas un sourire, mais la souffrance et la tristesse avaient quitté mon visage.


    « Tu es danseur ? »

    Ma grand-mère disait à question con ; réponse con, voilà ce que je venais donc de servir au jeune homme qui portait un sarouel et des dreadlocks savamment arrangées sur son crâne. S’il était dans cette salle c’était évidemment pour danser. Du coup elle passa une main dans ces cheveux et le regarda droit dans les yeux.

    « Tu veux pas danser pour moi ? »

    Elle avait sorti ça de façon très soudaine. A la fois pour changer de sujet et pour se changer les idées.
    Elle ne cherchait rien de spécial, pas de plan drague, pas pour lui faire comprendre de la laisser tranquille.
    Juste comme ça.

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Joris Langdon
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MessageSujet: Re: Don't play with fire Dim 5 Mai - 9:06

C’était étrange, le temps que la brune mettait pour répondre à sa question, ou même, ne serait-ce que pour bouger. Il sembla à Joris qu’au moins deux bonnes minutes s’étaient écoulées avant qu’elle ne relève la tête. Ce n’était peut-être pas évident comme ça, mais deux minutes, c’était long quand on ne faisait rien. Et quand on faisait quelque aussi d’ailleurs. Pour s’en rendre compte, il suffisait, par exemple, de prendre une musique rapide, du genre techno, et de commencer à danser dessus. Pour le commun des mortels -donc pas pour Joris-, à une minute, n’importe qui se retrouverait par terre, les joues rouges, les yeux exorbités et essoufflé à en tomber dans les pommes.
Donc deux minutes à regarder la joue et l’oreille d’une fille et à attendre qu’elle daigne lever le regard vers soi, c’était long. Mais elle le fit et curieusement -ou pas- elle ne répondit pas à la question du jeune homme. Ce n’était pas si étonnant et ce, par rapport à cette histoire de tétraplégique et de cross du lycée. Mais par contre, ce qui l’était, étonnant, c’étaient les paroles qui suivirent à la place.

« Euh... Oui, j’suis danseur, pourq... »

En même temps, il se trouvait dans une salle de danse, les mains dans les poches, certes, un sarouel pas du tout adapté pour la pratique de ce sport, certes, sans sac, certes. Mais ce n’étaient pas des raisons pour douter des motivations qui l’avaient amené ici. Sauf qu'à y regarder de plus près, les yeux fixes de Kathleen laissaient facilement entendre qu’elle n’en avait pas autant que ça, des doutes et que, peut-être, elle faisait comprendre à Joris la bêtise qu’il avait faite de lui demander si elle allait bien. Voilà pourquoi il s’était stoppé dans son élan. Il savait pourquoi elle lui posait la question. Ça ne servait donc plus à rien de le lui demander.

*La garce.* pensa-t-il tout naturellement.

Un sourcil se haussa haut sur son front et il posa ses fesses au sol, ses jambes en tailleur. Un de ses coudes vint se mettre sur le genou qui allait avec tandis que son autre bras s’installa nonchalamment sur sa cuisse. Ses yeux verts ne se détachèrent pas de ceux, bleus, de sa vis-à-vis : il la défiait, alors qu’elle lui posait une autre question.

« Pourquoi j’ferais ça ? »

Joris avait l’habitude de danser devant des gens et même si là, il ne s’agissait pas d’un public nombreux, pour lui, ça ne changeait pas grand-chose. D’autres se seraient sentis gênés de se montrer devant une seule personne, mais vu le nombre de fois où il avait dû faire face aux yeux précis d’Alexandre et à ses remarques désobligeantes, il était rôdé. Donc son pseudo-refus d’obtempérer n’avait rien à voir avec une timidité quelconque. Joris n’était pas timide, mais alors, pas du tout.

« Tu m’proposes quoi en échange ? »

En réalité, il n’était pas intéressé par le fait qu’elle puisse vouloir lui donner de l’argent ou quoique ce soit d’équivalent, pour qu’il danse pour elle -quoique, ça aurait eu quelque chose de gratifiant quelque part-. Cette phrase n’était là que pour embêter un peu plus la brunette. Elle avait décidé de jouer au con, alors il jouerait avec elle. Et il était très fort pour ça.

*Ne dit-on pas qu’il est plus facile de se faire passer pour un con quand on ne l'est pas plutôt que le contraire ?*

Doucement, et alors que cette phrase prenait forme dans son esprit, un sourire en coin étira ses lèvres. Si Kathleen poursuivait sur le chemin qu’elle-même avait commencé à emprunter, alors la suite des évènements promettait d’être fort distrayante.
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Kathleen O'Ryan
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MessageSujet: Re: Don't play with fire Mer 29 Mai - 14:19

Je me taisais une fraction de seconde amusée par ça demande. En échange ? Mais rien mon cher, je n’ai rien à te donner en échange ! De toute façon par définition je n’ai rien, rien qui ne vaille le coup. Mais ne voulant pas me laisser piquer le dernier mot je répondis à son sourire amusé, car il me semblait que c’était ça ce qui s’étirait sur ses lèvres, un sourire amusé… Je répondis donc par une petite moue qui voulait dire « Tu crois vraiment que tu mérites quelque chose en échange ? ». Et je passais une main dans mes cheveux pour les ordonner correctement et mordillait le cordon de mon vieux sweat qui ne me quitte jamais.
La réponse fusa :

« Ça dépendra de toi ! Et de ce que tu es capable de me montrer ! »

Non pas que je doutais de ses talents de danseurs, mais je ne le connaissais pas ou alors seulement de vue.
Ne voulant pas rester trop longtemps nez à nez avec cette tête pleine de cheveux, je me levais et me trainais vers la chaine près de laquelle étaient éparpillé une dizaine de CD. Je me laissais tombé telle une loque contre le mur où était branché l’appareil et j’en attrapais un : « La musique écossaise et les danses traditionnelles »
Je ne pus réprimer un sourire narquois. Je haussais la voix vers lui en lui montrant le boitier.


« Je suis sûre que tu dois exceller dans ce genre de danse … »

Je l’imaginais très bien avec un kilt des grandes chaussettes blanches et une cornemuse … Rien que d’imaginer …


« Si tu veux en échange je peux demander à Ernest de te faire un véritable costume ! »

La rencontre semblait avoir été placé sous le signe de la connerie et il me semblait qu’un peu de pause et d’oubli de moi ne me ferai pas de mal.
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Joris Langdon
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MessageSujet: Re: Don't play with fire Ven 28 Juin - 22:42

Une chose restait complètement floue dans l’esprit de Joris : Kathleen-Truc lui avait demandé de danser pour elle, il lui avait, tout à fait logiquement, demandé ce qu’elle avait à lui proposer en échange, et voilà qu’elle lui disait que cela dépendrait de ses prouesses. Mais ce n’était pas lui qui voulait danser pour une fan-girl refoulée alors pourquoi est-ce qu’il aurait dû lui prouver quoique ce soit ?

« C’pas logique c’que tu m’réponds, t’es au courant ? »

Il aurait pu donner l’impression d’être vexé ou quoique ce soit du même genre, surtout que l’attitude de la brune aurait pu blesser la fierté de n’importe qui, mais non. Il n’était pas le genre de mecs à s’en faire pour si peu. Alexandre l’avait tellement martyrisé de diverses manières qu’il avait plus ou moins pris l’habitude de se prendre des piques.
Avant même d’obtenir une réponse, Joris la vit se lever et le planter là, encore accroupi, les mains entre son torse et ses genoux. Il était -pour ne pas changer- tout à fait ridicule, mais cette fois-ci, non pas rester dans cette position qui ne le mettait pas en valeur, il se releva, croisa les bras sur sa poitrine et recula un peu le haut de son corps. En gros, il la provoquait.
Il fut d’autant plus sûr de l’attitude à adopter quand il vu le CD qu’elle venait de sortir. De la vieille musique irlandaise ? Pourquoi pas. Une lueur de défi dans les yeux, il haussa à nouveau un sourcil et fit tomber l’espèce de veste qu’il avait sur les épaules. Elle n’allait pas être déçue.

« J’ai pas besoin d’un costume de j’sais pas qui pour t’en mettre plein la vue, ‘Tite Brunette. »

Les bras au-dessus de la tête pour s’échauffer rapidement, il se plaça au milieu de la piste. En attendant qu’elle se motive à lancer la chanson, il finit de tirer sur ses muscles, au moins pour les assouplir un peu, à défaut de faire les choses correctement. Il allait lui fermer sa grande bouche à la petite-fille de la dirigeante. S’il était fort pour les danses classiques -pas comme pointes/tutus et compagnie, mais comme ancestrales-, son art reposait sur la personnalisation. Et même avec une musique pareille, il pouvait tout à fait en faire quelque chose de classieux.

« Vas-y. Envoie l’son Bichette ! »

Dès les premières notes, son corps se mit à bouger tout seul et contrairement à ce que tout le monde aurait pu penser, même s’il reprenait des pas typiquement irlandais, il les mettait à sa sauce. Par exemple, après chaque saut ou jeu de jambes, il faisait un saut périlleux, ou un autre pas de danse qui rendait l’ensemble moins vieillot que ce qu’il aurait pu paraitre. Puis de toute façon, pour rendre une danse irlandaise intéressante, il n’était pas non plus nécessaire de la transformer totalement. Y mettre du rythme, de la vigueur, de la force suffisait amplement.
La musique dura près de trois minutes et alors qu’il stoppa son spectacle, les bras grand ouverts, légèrement au-dessus de sa tête, son corps si droit que son dos s’en cambrait, Joris la regarda, l’œil plein de défi.

« Alors ? Combien ? Cent ? Deux cent ? Plus ? »
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